Riley K

Dans le cadre de ma lecture de Sentiments oubliés, j’ai eu l’honneur de pouvoir poser des questions à l’auteur de ce roman : Riley K. Elle a gentiment accepté de se soumettre à une petite interview. Voici donc des réponses en rapport avec sa plume, ses futurs projets et ses romans.

Tout d’abord, et si tu es d’accord, présente toi un peu.

Tu commences par le plus difficile ! Ce n’est pas facile de parler de soi. Je suis une grande lectrice avant tout, je suis tombée dans le monde des livres à 11 ans, et n’en suis jamais sortie. J’ai commencé l’écriture par ennui, si l’on peut dire lol. Je n’écris pas sans arrêt, cela se passe plutôt dans ma tête. Au lycée faire une dissertation, j’aimais ça mais c’était plus une corvée qu’autre chose, même si au collège j’avais toujours des bonnes notes. Vers 24-25 ans, je suis restée quelques années avec une copine, qui souvent me disait « tu parles super bien, tu devrais écrire ! ». Or, je lui ai répondu : « entre parler d’une chose qu’on connaît et créer une histoire, il y a un sacrée gouffre ». Tu dois te faire un univers. Inventer des personnages avec des caractères, un physique, un passif. Il faut de la matière et SURTOUT réussir à les mettre en scène. Parce-que ça paraît simple de faire ramasser une pomme à un personnage, mais il faut quand même le mettre en scène. Au final cette fille avait quand même planté une petite graine dans ma tête car du coup j’y pensais souvent. Pourquoi ne pas essayer après tout ?

Un jour, j’étais en vacance. Ma soeur jumelle était partie à l’étranger. Je me lève et saute sous la douche. En mode automatique, pas encore de café dans les veines. Sous l’eau, l’idée m’apparaît : « pourquoi je mettrais pas en scène une chasseuse humaine accompagnée d’une louve rencontrant une voleuse elfique montant un tigre ? » Chaque semaine en moyenne je sortais un chapitre suivit par mes petites fourmis (mes amis) et l’aventure a débuté comme ça. Avec eux, mais surtout ma sœur, son soutient de chaque virgule, chaque point. La personne qui fait taire mes inquiétudes. A qui je demande si j’ai bien réussi mon dialogue. Si le trait d’humour est passé, l’émotion, le sourire le rire. La petite larme parfois. Tout a commencé comme cela.

Comment t’es venue l’idée de ce roman ?

Je l’ai écrit vers 29 ans, je crois. J’adore les policiers. Après le fantasy, j’ai voulu écrire sur un monde « normal ». Enfin « normal »… Le nôtre. Quand me vient le nom de mes personnages. Je ne sais pas, l’histoire apparaît. Quand j’ai pensé à Tony. J’ai voulu en faire un personnage riche.

As-tu un processus particulier pour créer tes personnages ? Ou te viennent-ils facilement ?

Au départ je voulais faire de Tony un personnage limite imbuvable avec tout le monde. Au premier chapitre, j’ai vite réalisé que Tony ne serait pas comme ça, puis Selena est apparu. L’histoire s’est construite autour d’elles. Les personnages me viennent facilement. Pour le policier, je savais qu’il y aurait une Tony et une Séléna. Chacune avec leurs blessures, leur sensibilité et une histoire. En ce moment, je travaille sur un post apocalyptique. Quand Yazz m’est apparu, je savais qu’elle serait militaire mais d’un genre spéciale, accompagné de deux chiens et que Taylor serait médecin. En fait quand mes personnages me viennent j’ai également l’histoire qui tourne autour d’eux.

L’intrigue de Sentiments oubliés est parfaitement ficelée. As-tu tiré les meurtres de faits réels ou bien de ton imagination ?

Tout ce qui concerne les tueurs en série cité, leur mode opératoire est véridique. Plus jeune je lisais beaucoup sur les tueurs en série. Ça a dû rester lol.

Il existe des passages assez « durs », décrivant de la violence. Etait-ce un choix réfléchi ou le résultat de ton engouement dans l’écriture ? En somme : planifiée ou non ?

Pas forcément non. Quand on écrit, on se surprend soi-même je pense. Comme je te disais je lis énormément. A côté d’un Thilliez, d’un Chattam le mien est « méga » soft je trouve ! Après il m’arrive d’être à fond dans ce que je fais. De ne pas voir le temps passé et d’avoir la pression, d’avoir peur avec elles. Ces passages sont donc venus au fil de l’histoire.

Tu décris avec justesse et sensibilité le passé de tes personnages. J’en ressens du vécu… Ai-je raison ?

Pas du tout. Je n’ai jamais eu de drame dans ma vie. Je n’ai pas encore connu de deuil. Rien de particulier. Enfin je touche du bois.

Parlons un peu de ton premier roman : Aube et crépuscule. Que peux-tu m’en dire sans trop en dévoiler ?

Que j’ai un attachement particulier pour ce roman. J’ai adoré mettre en scène Eyleen et Nennvi. Plus j’évoluais dans le roman, plus je réalisais que j’aimais vraiment ça. C’est ma première fois. Te dire que si tu veux que ton personnage soit heureux il le sera. C’est toi le maître de son destin. Au fil de l’histoire d’autres personnages sont apparus, amenant une nouvelle dynamique. Je les ai tous aimé. Chacun d’eux. J’ai adoré partagé ses pages avec eux. Ils m’ont émus, m’ont rempli d’une joie nouvelle. Ça c’est une chose que je n’oublierai jamais.

Tu en es à présent à ton deuxième roman publié chez Homoromance Editions. Que ressens-tu ?

Je ne réalise pas. Pour moi je ne suis pas une auteure. Je suis une simple serveuse (j’ai écrit des chroniques sur la restauration, mes collègues ont adorés lol). Mais tu vois en tant que passionné de lecture, il m’est arrivé de lire jusque 5h du matin ! De lire un livre d’une traite, à en voir double ! De relire le bouquin à peine fermé. D’en parler avec un enthousiasme de fou.
Quand HR a accepté mes livres, je me suis prise à rêver qu’un jour, ne serait-ce qu’une personne (inconnue pour moi) me dirait : « j’ai adoré tes livres. Je n’ai pas décroché ! ». J’ai particulièrement aimé Tony, Séléna, Nennvi Eyleen et tous mes secondaires. Au final ce genre de retour m’arrive régulièrement et ça : c’est la plus belle des récompenses! Une lectrice m’a dit il y a quelques temps : « J’ai trop aimé ton policier, mais je vis dans une maison éloignée et à cause de toi j’ai fait le tour de mes fenêtres et des portes parce-que j’ai eu peur le soir ! » Cela m’a bien amusé ! lol.

Je rêvais juste de pouvoir émouvoir un peu, faire sourire et apporter un peu de bonheur avec mon petit monde. C’est la consécration. Savoir que quelqu’un a aimé, simplement.

As-tu d’autres projets à venir ? Un roman, une nouvelle ? Un nouveau genre à aborder ?

Le post apocalyptique dont je te parlais tout à l’heure. Un monde dévasté. Des morts qui en quelque seconde relèvent le pied ! C’est rigolo parce-que c’est toujours quand je travaille sur une histoire qu’un autre tiroir s’ouvre. Donc j’en ai aussi un quatrième en prévision, avec des situations qui s’annoncent amusantes pour au moins une de mes deux héroïnes.

Une comédie romantique ?

Je n’avais pas vu sa comme ça lol. Mais oui ça sera quelque chose de bien plus léger je pense.

De quel livre aurais-tu aimé être l’auteur et pourquoi ?

Celui qui me vient en tête en FF c’est : « Willowra » de Kadyan. Il est super émouvant. Quand tu le refermes tu as l’impression de sentir la poussière d’Australie. Terriblement bien écrit. Sinon « La vie selon Ove » de Backman.

Dernière question et je te libère ! As-tu un message pour tes lecteurs ?

Un énorme merci à tous ceux qui font vivre mes personnages !

Merci encore Riley K pour ta disponibilité et ta gentillesse. Au plaisir de te lire à nouveau !

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Riley K est l’auteur de

Vous pouvez retrouver la chronique de Sentiments oubliés en cliquant sur le titre du roman. Pour l’actualité de Riley K, rendez-vous sur sa page facebook par ci : https://www.facebook.com/kyriou.minus.

 

 

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