viriginie rousseau

Que ceux qui n’aiment pas le conte « La Belle et la Bête » me jettent la première pierre ! Après Blood Moon Origine qui m’a propulsé dans un nouveau genre, Reines de cœur a tenu à ce que je découvre une histoire hors du commun : « Journal d’une confidente » de Virginie Rousseau.

Nous suivons dans cette histoire Abigaïl, une jeune en quête d’un nouveau départ loin de sa famille avec qui elle a coupé les ponts. Elle trouve alors une offre d’emploi dans le Michigan en tant que dame de compagnie. Lors de son arrivée, la curiosité l’habite en découvrant un immense manoir dont la propriétaire des lieux est recluse dans sa chambre. Perplexe par sa présence dans ce manoir, elle suscite pourtant l’espoir chez les domestiques. Selon eux : elle est celle qui rangera les choses.

« Journal d’une confidente » est le premier roman publié chez Reines de Cœur de cette auteure, mais son parcours dans l’écriture remonte à bien avant. En effet, Virginie Rousseau publie sur une plateforme gratuite des fanfictions au couleur de ses couples (et par extension nos couples) préférés, mais a également la nouvelle : « Sous le charme de Noël » publiée chez la même maison d’édition. Cette dernière a su voir le potentiel de son histoire « Journal d’une confidente » et la donc publiée. Je pense que nous sommes nombreux à en être ravie !

Pour être tout à fait honnête, j’avais eu le plaisir de lire cette histoire lorsqu’elle n’était encore qu’une fanfiction. Adepte du ship SwanQueen, je ne pouvais pas passer à côté d’un récit pareil. Vous rendez-vous compte : le couple SwanQueen dans une retranscription du conte de la Belle et la Bête ? C’était comme si l’auteure avait lu dans mes pensées en me livrant ce roman ! Du coup, le doute s’immisce en moi là… Virginie as-tu lu dans mon subconscient ?

Car oui, vous avez bien compris, le roman est une retranscription moderne du conte ou Disney, à votre guise, de « La Belle et la Bête ». Pour autant, l’auteur ne colle pas à proprement parler au dessin animé. En effet, à mesure que les pages avancent, Virginie a su se détacher du conte pour raconter le sien. Son empreinte et sa plume nous transportent dans son récit chose que j’ai grandement apprécié. Souvent, quand le mot retranscription apparait, la déception est au rendez-vous puisqu’il s’agit ni plus ni moins de changer seulement quelques points de l’histoire. Or ici, l’auteure s’appuie certes sur « La Belle et la Bête », mais crée sa propre histoire. Il n’apparait que ci et là des petits rappels ou similitudes avec le dessin animé. Personnellement, je savourais chaque clin d’œil fait à cette œuvre romantique. Oui, « La Belle et la Bête » est mon Disney préféré, je l’assume !

Par ailleurs, la modernité apportée au récit dissocie parfaitement le conte avec ce roman. Virginie a su ériger des barrières et s’éloigner afin de nous faire partager sa vision du dessin animé. C’est ce que j’ai grandement apprécié. Certes j’aime « La Belle et la Bête », mais lire l’histoire d’Abigaïl et Serena dans un autre contexte que celui du conte m’a subjugué. Pour être honnête, je ne pense pas que ce livre m’aurait autant plu si l’auteure n’avait pas mis autant de distance avec le conte. Si vous ne savez pas que le « Journal d’une confidente » est une retranscription, vous passez clairement à côté même si les petits clins d’œil peuvent vous mettre la puce à l’oreille. C’est ce que j’ai apprécié. Virginie nous a livré sa perspective, son conte, ses personnages.

Parlons un peu de ces derniers. Abigaïl est une jeune femme qui m’a fait beaucoup rire, et sourire tout au long des pages. Son franc parlé, son tact inexistant et sa maladresse adorable font d’elle un personnage frais et attachant dès les premières lignes. Mais ne vous laissez pas méprendre par cette façade enjouée, heureuse, car ce n’est que cela : une façade. Virginie nous offre avec Abigaïl, une jeune femme blessée par sa relation familiale. J’ai énormément aimé découvrir cette part dont vous ne pouvez soupçonner l’existence. En réalité, le récit nous livre un message poignant au travers de ces protagonistes : il ne faut jamais se fier aux apparences.

Cela se confirme avec la maitresse de maison. Serena est aux antipodes de sa dame de compagnie lorsque nous la découvrons. Intrigante, froide, recluse, elle ne laisse même pas entrer les lecteurs dans sa coquille au départ. Une particularité dans l’écriture contre laquelle j’ai pesté, mais qui finalement ajoute du suspens au fil des pages. Car bien sûr, à mesure qu’Abigaïl arrive à lui adresser la parole, nous découvrons un peu plus du mystère Serena. C’est d’ailleurs un autre aspect que j’ai apprécié dans ma lecture. Apprendre à connaitre la maitresse de maison en même temps que sa dame de compagnie. Là encore, il ne faut pas se fier aux apparences, car si Serena est aussi distante et fermée, c’est qu’il y a une raison.

Au-delà de ses deux personnages principaux parfaitement aboutis, Virginie nous offre d’autres personnages au rôle au combien important : les domestiques. Ces derniers apportent toujours un petit quelque chose, pour ne pas dire coup de pouce tout au long de l’histoire. Je m’imaginais d’ailleurs Josy en parfaite Miss Samovar…Oui parfois même je me la représentais en théière. Que voulez-vous je suis étrange. Haha. Cela dit, je suis certaine de ne pas avoir été la seule… même s’ils ne sont que des domestiques, l’auteure leur a conféré une profondeur. Chacun possède un passé qui interfère à un moment ou un autre dans le récit. J’adore ce genre de personnage secondaire. Ils ne sont pas là uniquement pour faire avancer l’histoire, ils sont là, car ce sont des personnages à part entière ! Je me suis attachée à eux autant qu’à Abigaïl et Serena.

D’ailleurs, je ne vous l’ai point dit, mais mon coup de cœur se porte sur cette dernière. Il faut croire que j’ai un penchant pour les personnages torturés à la personnalité complexe et au sarcasme débordant. Serena est le protagoniste qui m’a ému presque aux larmes. Virginie a su lui conférer des émotions même dans son attitude passive ou désintéressée. En réalité, il ne s’est pas passé un moment dans ma lecture où Serena ne m’a pas chamboulé. Suis-je la seule ?

Il faut dire que la plume de Virginie est d’une efficacité redoutable. Elle parvient à nous livrer les sentiments avec les mots justes, parfois des métaphores qui viennent tirer sur la corde sensible de notre petit cœur. Je l’ai haï pour certains passages, vénérer pour d’autres (oui, il m’arrive de vénérer les auteurs lol). Mais avant tout, je me suis plongée corps et âme dans cette histoire. Non ce n’est pas le mot juste pour définir ce roman. Je me suis laissée captiver par ce conte. Oui pour moi, « le Journal d’une confidente » est un conte qui restera dans l’histoire. Un roman incontournable dans la littérature LGBT et chez la maison Reines de cœur.

Si cette chronique ne vous a pas convaincue de lire ce fabuleux roman, conte ou encore histoire d’amour, sachez que vous passez à côté de l’un des plus beaux livres de votre vie. Ne commettez pas cette erreur et laissez-vous emporter avec la plume de Virginie Rousseau !

Passage / Réplique favorite

Je pourrais vous le dévoiler, mais en réalité, je ne vais pas le faire. Je préfère que vous vous procuriez ce roman et découvrez par vous-même. Qui sait, nous aurons peut-être le même passage favori.

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Journal d'une confidente de Virginie Rousseau


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