6h22 place 108

La semaine dernière, je me suis plongée dans la lecture de 6h22 Place 108 de Clémence Albérie. C’est honteuse que je vous avoue ne jamais avoir lu cette histoire auparavant. J’en ai souvent entendu parler, j’ai lu les avis sur ce roman, mais jamais je n’avais franchi le pas.

Samedi dernier, alors que je cherchais une nouvelle histoire à me mettre sous la dent afin de faire des pauses dans l’écriture du Badge dans les fleurs, je suis tombée sur la couverture du livre. Ma liseuse affichait le résumé, les avis et j’ignore encore pourquoi, mais j’ai succombé. Une fois le téléchargement terminé, je commençais l’histoire d’Andréa Brumési et Gaëlle Fournier.

Dès les premières lignes, j’ai été happé par ce roman. Il faut dire qu’il démarre sur les chapeaux de roue avec cette rencontre haute en couleur. Que j’ai ri, mon Dieu que j’ai ri en lisant la dispute des deux personnages ! D’entrée de jeu, l’auteur nous a mis dans l’ambiance. De là, je n’ai pas pu me résigner à poser ma liseuse. Résultat, je me suis couchée à une heure du matin. Heureusement que c’était le week-end !

Moi qui suis attirée par les romances, je n’ai pu être que comblée par cette dernière. Cette histoire use d’une rencontre fortuite entre deux jeunes femmes blessées, courageuses et au tempérament de feu. Une rencontre pourtant banale rapidement transformée en une aventure émotionnelle.

La réalité de la situation apporte de la crédibilité au roman. Pour une fois qu’une des deux protagonistes n’est pas lesbienne, mais bien hétéro, cela change. Si vous cherchez un livre prouvant que même si vous êtes hétéro, vous pouvez tomber amoureuse d’une femme, d’une seule, car elle est « l’exception », c’est cette histoire qu’il vous faut. L’autrice m’a pris dans ses filets avec cette particularité. C’est tellement peu courant dans les romans lesbiens que cela apporte de la fraicheur.

Cette fraicheur est également entretenue par les personnages. Je commence par Gaëlle Fournier qui malgré son apparence forte, sûre d’elle est une femme avec un passif intense. Son caractère insolent, impétueux fait de ses mots des moments d’humour plaisant. Je me suis reconnue dans ce personnage comme jamais auparavant. En réalité, nous pourrions être les mêmes personnes. Et pourtant, mon coup de cœur s’est porté sur Andréa.

Madame Brumési est celle qui a fait chavirer mon cœur dans cette histoire. Peut-être justement parce que Gaëlle et moi nous nous ressemblons. Andréa a également un caractère de feu, mais ce dernier cache en réalité une personne douce et malheureuse dans son mariage. L’amour qu’elle porte à son fils est des plus touchant. Cette latina est une personne qui mérite de trouver le bonheur et laisser derrière elle ce mariage sans amour qui l’étouffe. Cette femme était touchante, sexy et patiente.

Clémence Albérie ne nous a pas seulement confié deux personnages principaux, elle en a construit des secondaires tout aussi profonds et important. Tout d’abord Natasha, qui j’en suis certaine vous a toute donner envie de la gifler. Le nombre de fois où je me suis retenue de l’insulter, je ne les compte plus. Je me remémorais rapidement que j’étais dans une histoire et non la réalité. Ensuite, la famille de Gaëlle toute aussi attachante l’une que l’autre. Mes fous rires provenaient souvent des répliques sans filtre de Lola. Une femme attachiante à souhait. Je ne peux oublier les parents d’Andréa qui bien à l’opposé l’un de l’autre, se complètent parfaitement. Pour finir, Nicolas, le petit garçon absolument craquant de cette histoire. Écrire des enfants peut parfois être compliqué, mais l’autrice s’en est parfaitement sortie en faisant de lui un personnage à part entière.

Portée par des protagonistes profonds et pensés, l’histoire suit un rythme régulier. La relation entre Andréa et Gaëlle évoluant au grès des jours dans ce train qui finalement prend une place importante dans l’intrigue, un pan à part entière du roman. Ce changement de décor amène une nouvelle particularité à cette histoire. Une nouvelle fraicheur. Ni trop lents, ni trop rapides, les sentiments des deux jeunes femmes sont parfaitement introduits.

Cléamence Albérie nous transporte dans le tumulte des émotions amoureuses au travers des trajets en train. Elle nous fait voyage dans toutes sortes de sentiments : la joie, la colère, l’irritation, la tristesse, l’amitié, le doute pour terminer par l’apothéose : l’amour. J’ai particulièrement aimé la façon qu’elle a d’amener les sentiments lentement, à petite dose. Le choix de ses mots si juste que cela donnait la sensation qu’on les ressentait également. J’ai même failli pleurer en même temps qu’Andréa à un moment. Mais chut, je n’ai rien dit.

Je tiens tout de même à pester contre l’autrice pour les ascenseurs émotionnels qu’elle nous obligeait à vivre ! C’était une véritable torture ! Et pourtant, j’en redemandais sans arrêt. Dès que je pensais que les choses allaient dans le bon sens pour les deux jeunes femmes, BOUM ! Un nouvel obstacle se montrait. Je vous jure, j’en pestais toute seule dans mon lit. Ce n’est pas humain une telle attente, mais tellement jouissif.

Vous l’aurez compris, cette histoire est un réel coup de cœur. Une suite existe, une nouvelle, mais je vais être honnête, je ne la lirai pas. Je m’explique de ce choix. J’ai adoré, que dis-je aimé, 6h22 Place 108, mais je suis une fervente des histoires où le couple met du temps à se former. Une fois ceci fait, mon attrait pour l’histoire s’essouffle quelque peu. Alors je ne dis pas que la fin du roman ne m’a pas plu attention, bien au contraire. Seulement, je considère que pour moi, la romance entre Andréa et Gaëlle se termine là : 6h22 Place 108.

Ce livre mérite amplement son succès. Je remercie Clémence Albérie de partager avec nous cette magnifique romance. Je recommande à tous ceux et celles qui n’ont pas encore succombé à 6h22 Place 108 de se laisser emporter dans cette romance. Vous ne serez pas déçu, je vous le promets. Encore merci, Clémence Albérie pour Andréa et Gaëlle, elles seront à jamais dans mon cœur.

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Passage ou réplique préférée :

    Je vous demande pardon ? s’écria la jeune femme en la fusillant du regard

    Excuses acceptées, répondit Gaëlle nonchalamment.

    Je vous demande pardon ? répéta la brune plus énervée encore.

    N’insistez pas, je vous ai dit que j’acceptais vos excuses.

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